FFS : le Conseil national rejette les législatives du 12 juin prochain

 

La décision est tombée en fin d’après-midi après un conclave qui aura duré plusieurs heures. Le Conseil national du front des forces socialistes (FFS) rejette les législatives du 12 juin prochain. Mais après un débat houleux entre participationnistes et partisans du boycott, réunis, depuis 10h00 du matin, au centre international de la jeunesse de Sidi Fredj, à l’Est d’Alger.

Il faut dire que le doute sur la position du parti par rapport à cette joute était de mise depuis plusieurs jours. Et jusqu’à ce matin, des militants du parti ont émis des appréhensions sur l’issue de cette session extraordinaire du conseil national (CN).

Ils soupçonnaient notamment l’actuelle direction de vouloir forcer la main aux membres CN pour acter une participation, pourtant rejetée massivement par la base du parti, notamment au niveau des plus importantes fédérations du FFS, en l’occurrence Tizi Ouzou et Bejaia.

Finalement le Conseil National a eu le dernier mot. Vers 17h00, la décision était actée. « Les débats sont riches, sereins et quelque peu contradictoires. Il y a une vraie tendance pour le rejet des élections, mais il faut préciser qu’il y a une option échangée entre une bonne partie des membres en coulisses pour un consensus au sein du CN pour le rejet », avait écrit sur page Facebook, Hammou Didouche, membre de conseil national qui a pris part à cette session extraordinaire.

Ces débats confirment ceux d’hier où les représentants de la base militante du parti, réunis au même endroit, se sont également exprimés, à la majorité écrasante, contre la participation à cette joute politique. « Sur 43 intervenants, 39 étaient contre les législatives anticipées », confie une source proche du FFS.

Même le fils de Hocine Aït Ahmed, Jugurtha, considéré comme étant un proche des membres de l’actuelle direction du parti, a dit « non à la participation mortifère du FFS aux législatives du 12 juin ». « Non à la ‘’chosification’’ programmée du FFS ; non aux fausses solutions du pouvoir ; non à une rupture existentielle du lien entre le FFS et le peuple », écrit-il, dans un post sur sa page Facebook.

Non concernés par la réunion d’aujourd’hui, pour diverses raisons, les partisans de l’ancien coordinateur et l’instance présidentielle du parti, Ali Laskri, ont fait également le déplacement, ce matin, au siège national du FFS. Ils se sont heurtés à un dispositif policier qui les a empêchés d’y accéder.

Ils se sont alors dirigés, en début d’après-midi, à Sidi Fredj pour exprimer leur rejet de la normalisation du FFS : « Makench Initikhabat m3a el Issabat (pas d’élections avec les bandes) », « Si l’Hocine, mazalna Mouaridine (serment des militant du FFS au fondateur du parti Hocine Ait Ahmed de rester dans l’opposition)» et « Assa Azekka le FFS Yella Yella (le FFS existera toujours) », lancent-ils.

Massinissa Ikhlef

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