La France « déplore » les déclarations de Ammar Belhimer

Le nouvel ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed-Antar Daoud, a  remis hier lundi, ses lettres de créance au président Emmmanuel Macron. Les deux parties évoquent un climat positif dans un effort diplomatique d’atténuer la crispation enregistrée ses tous derniers jours. Mais il est des signes qui ne trompent pas. Les grincements de dents de part et d’autre se font entendre.

Hier, lundi, la France a déploré  les critiques et menaces du gouvernement algérien à l’encontre de son ambassadeur qui ne réflètent pas, selon elle, la « qualité » des relations bilatérales.

« Nous déplorons ces différentes déclarations, qui ne reflètent ni la qualité de nos relations bilatérales, ni la dynamique de leur renforcement, soutenue au plus haut niveau par les autorités de nos deux pays », a répliqué la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères à la sortie médiatique de Ammar Belhimer, porte-parole du gouvernement, qui s’est montré à l’occasion d’une interview très agacé par les visites qu’a effectué François Gouyette au RCD, FFS et d’autres partis de l’opposition.

Interrogé par le journal en ligne Arabic Post sur le fait que l’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, rencontrait fréquemment des chefs de partis politiques, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement algérien, Ammar Belhimer, a invité à mots couverts le dipomate à s’abstenir de rencontrer des opposants favorables à une transition démocratique, comme le préconise depuis deux ans le mouvement de protestation populaire du Hirak.

« Je crois que l’ambassadeur de France ne ratera pas ces précieuses opportunités grâce à sa grande expérience et sa connaissance des limites et des règles de la pratique diplomatique, notamment en Algérie, qui, le cas échéant, n’hésitera pas à prendre les mesures nécessaires pour corriger la situation », a averti M. Belhimer selon le site arabophone.

La déclaration du ministre du travail, Hachemi Djaaboub, qualifiant la France d’ennemi éternel, a froissé au plus haut niveau les officiels français. Des rumeurs parvenant du sérail algérien disent que même les centres de décision Algériens étaient contrariés de la sortie inattendue du ministre islamiste. Ce dernier serait poliment rappelé à l’ordre. Les centres de décision Algériens ne veulent pas de grabuges diplomatiques en ces temps où ils souffrent de rejet presque unanime du peuple Algérien qui leur dénie toute légitimité politique.

Chabane Bouali

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