Le pouvoir contre le hirak ou la violence contre la paix

 

Évoquer la violence du régime algérien en cette journée anniversaire du lâche assassinat de Mecili, l’un des plus proches compagnons du regretté Hocine Ait Ahmed, c’est aussi mettre l’accent sur le véritable conflit politique en Algérie qui est celui de l’espoir de construire une Algérie de paix et de droit admirablement incarnée par feu Ali Mecili contre cette volonté de maintenir la violence officielle à travers un régime totalitaire et maffieux.

Le caractère pacifique du hirak algérien a épaté le monde entier mais il a suscité plus de haine du pouvoir et de ses relais à l’égard d’un peuple qui a démontré qu’il mérite mieux que les sauvages qui le gouvernent. Le cas du jeune Said Chetouane en est la preuve irréfutable de cette sauvagerie.

Un régime qui a la trouille devant un peuple qu’il pense avoir définitivement domestiqué et qui, surtout mauvais joueur dans un climat de sérénité, n’a d’autre solution pour son maintien que de tenter de ramener le match sur le terrain de la violence.

Nous ne le dirons jamais assez, le processus d’entacher ce formidable pacifisme des Algériens d’une éventuelle violence a été initié par la police politique et ses relais élitistes depuis les préliminaires de la diversion idéologique.

Le récent communiqué menaçant du haut conseil de sécurité qui est caractérisé par une extrême violence est malheureusement une preuve tangible que tout ce que nous avons avancé sur cet espace comme analyses s’est avéré juste.

On aurait voulu se tromper car, quand il s’agit de l’avenir de l’Algérie, on ne se réjouit d’avoir raison.

Après la logique décision du RCD de rejeter la mascarade électorale du 12 juin prochain, le pouvoir du fait accompli comptait sur la disponibilité de la direction du FFS pour espérer une caution démocratique aux législatives et, du coup, mettre fin au très gênant zéro vote en Kabylie.

En mauvais élève, un régime qui n’a aucune idée du sens du militantisme ne pouvait pas comprendre qu’un parti qui a connu un Ali Mecili comme responsable ne peut s’étaler sur la table d’un Souk quel que soit le degré de compromission supposée de sa direction.

Affolé par la décision de FFS de rejeter ce simulacre électoral après une forte mobilisation de sa base militante, le pouvoir, voyant sa feuille de route tombée à l’eau, passe aux menaces d’exercer une violence officielle sur un hirak qu’il accuse de séparatisme et de terrorisme.

La vigilance est de mise.

Il est de notre devoir de maintenir le caractère pacifique de notre révolution.Il y va de la survie de notre pays et c’est aussi le meilleur hommage à rendre aux militants de l’État de droit de la trempe de Mecili.

Moussa Nait Amara

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