Sit-in de solidarité devant le siège de Liberté : des journalistes exigent la libération de Rabah Karèche

 

Des journalistes, des militants politiques et des défenseurs des droits de l’homme ont observé, ce dimanche 25 avril, un sit-in devant le siège du quotidien Liberté, en guise de soutien au journaliste incarcéré Rabah Karèche.

Initiée par le collectif de Liberté, l’action a été mise à profit par les protestataires pour exiger la libération du journaliste, placé depuis le 19 avril dernier en détention provisoire à la prison de Tamanrasset.

Brandissant des pancartes et des portraits du journaliste, les participants réclament aussi « le respect de la liberté de la presse », « la cessation du harcèlement des journalistes » et « l’indépendance de la justice ». Les participants dénoncent également avec énergie «la grave dégradation de la liberté de la presse et les moments difficiles que traversent les journalistes en Algérie ».

« Libérez Essahafa (libérez la pesse) », « libérez Rabah » et « Djazair hourra démocrataia (Pour une Algérie libre et démocratique », lancent les contestataires qui ont transcrit d’autres slogans sur leur pancartes : « le journalisme n’est pas un crime » tout en exigeant « le respect de la liberté de la presse ».

Accusé de « création et gestion d’un compte Facebook pour publication d’informations ayant pour but de semer racisme et haine dans la société », «Publication et diffusion au public de fausses informations pouvant porter atteinte à la sécurité et ordre public » et « travailler avec n’importe quel moyen pour attenter à l’unité nationale ».

Ces accusations sont infondées pour les protestataires : « Rabah Karèche a été victime d’un harcèlement qui dure depuis plusieurs mois en raison de son travail et ses écrits les problèmes dont souffrent la population de Tamanrasset », soutiennent-t-ils.

Poursuivant, ils condamnent « une tentative de la part des autorités judiciaires de présenter son dossier comme une affaire de la cybercriminalité ».

Outre des journalistes, le rassemblement a connu la présence du président du bureau d’Alger du RCD, Abdelkader Groussen, de l’avocat, Hakim Saheb et du président de l’association RAJ, Abdelouahab Fersaoui.

Massinissa Ikhlef

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