Une horrible répression s’est abattue sur les Oranais : Kaddour Chouicha témoigne

Encore une fois, les manifestants pacifiques d’Oran ont vécu, hier vendredi, l’horreur de la répression policière.

Les oranais ont été d’abord empêchés de marcher sur le parcours habituel par des unités de police plus nombreuses que d’habitude, auxquelles se sont joints une masse considérable d’agents en civil.

Devant l’impossibilité d’avancer pacifiquement d’un pas, et évitant tout friction avec la machine répressive déployée, les manifestants ont alors décidé de tenir un sit in sur place avec résolution de rompre le jeûne sur les lieux. Ayant pris conscience du risque que celà puisse faire tâche d’huile ou devenir habitude, la police a alors chargé la masse groupée avec une violence inouïe. L’universitaire Kaddour Chouicha, sa femme et son fils n’ont eu leur salut qu’à l’indulgence de deux agents civils qui les ont éloignés. Le journaliste Said Boudour n’a pas eu cette chance. Il a été tabassé dans le véhicule même dans lequel on l’a embarqué. Plusieurs citoyens ont eu des séquelles de la charge violente. Les citoyens libérés tard dans la nuit ont été menacés de pires représailles s’ils venaient à déposer plainte.

Ces faits ont été rapportés par Kaddour Chouicha, vice-président de la LADDH et universitaire syndicaliste,dans un témoignage que nous reproduisons en intégralité.

Arezki Lounis

Salam tout le monde. Cela ne fait pas longtemps depuis que je suis rentré chez moi c’est pourquoi j’ai tardé pour lancer ces informations.
Aujourd’hui nous avons vécu l’horreur à Oran. La marche a été empêché avec un renforts très important de forces anti émeutes et un nombre considérable d’agents en civil. Les Hirakistes ont alors décidé de tenir un sit in avec la décision de rompre le jeune sur place même s’il n’y avait pas grand chose avec quoi rompre le jeune. Ceux qui ont décidé d’empêcher la marche pacifique se sont alors rendu compte qu’ils venaient de forcer les HIRAKISTES à tenir le premier sit in et cela en plein ramadan.
L’assaut a alors été donné et la violence et la haine s’est abattue alors sur de simples citoyens pacifiques. Ppour être objectif deux policiers en civil m’ont accompagné alors que j’étais avec mon épouse et mon fils pour que l’ont ne soit pas touché. Mais la grande partie a été tabassée et certains avec des séquelles.
Said BOUDOUR, journaliste et membre de la LADDH, a été arrêté et frappé dans le véhicule qui l’a emmené au commissariat. D’après les HIRAKISTES qui sont sortis les agents de police ont menacé ceux qui veulent porter plainte pour la violence qu’ils ont subi d’être retenus la nuit. Effectivement ceux qui ne l’ont pas fait ont été libérés et d’après ceux qui étaient avec Said BOUDOUR, ce dernier a maintenu sa décision de porter plainte. Il y aurait encore 5 autres personnes avec lui ( quand j’étais au niveau du siège de sûreté de la Wilaya) parmi eux le jeune de la ville de jijel, Rouibah Nasser et peut être notre ami fahd el ourdi.
Je terminerai par dire tout mon respect à cette jeunesse et à cette population pacifique qui montre un engagement sans faille.
Kaddour Chouicha

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