Des organisations et des citoyens dénoncent : « La guerre est déclarée contre le peuple Algérien »

Des organisations et des citoyens dénoncent: « La guerre est déclarée contre le peuple Algérien »

Plus de 300 personnalités, intllectuels, citoyens de divers horizons ainsi des partis et des organisations ont signé, aujourd’hui, une déclaration dans laquelle ils dénoncent la « guerre déclarée contre le peuple Algérien ».

« Les Algériens subissent depuis plusieurs semaines une des pires escalades de la répression contre leurs droits et libertés. Cette offensive sécuritaire et judiciaire pour les empêcher de s’exprimer, de revendiquer, de manifester, de s’organiser, de faire grève, de rendre compte dans les médias et les réseaux sociaux, d’exister en tant que citoyens est entrain de prendre les allures d’une guerre ouverte contre le peuple Algérien », lit-on dans ce texte rendu public, au lendemain de la répression de la dernière marche du Hirak à Alger.

Les signataires, dont Mohcine Belabbas, Zoubida Assoul, Lahouari Addi et Nacer Djabi, affirment également que cette « guerre n’épargne personne, touche toutes les catégories sociales et toutes les régions du pays ». « Elle invente des illusoires complots terroristes pour justifier le retour aux pratiques les plus détestables de l’arbitraire (enlèvement, perquisition, mise au secret). La torture se banalise à nouveau. Les violences policières se généralisent », condamnent-il.

Pour eux, « rien ne peut justifier qu’un gouvernement traite avec une telle brutalité les citoyens de son pays ». « Ni son impuissance face à la crise économique, ni son entêtement à tenir un agenda électoral rejeté par l’immense majorité du peuple, ni le naufrage de son calendrier vaccinal contre la pandémie. Le refus depuis deux ans d’accéder aux revendications du Hirak populaire pacifique en faveur d’un changement vers la démocratie, enfonce le pouvoir de plus en plus dangereusement dans une aventure sécuritaire au très lourd prix », explique-t-on.

Et d’ajouter : « En criminalisant le Hirak il se met lui même sur la pente glissante des crimes d’Etat. Cette escalade d’avril 2021 piétine un peu plus les engagements pris par les conventions internationales signées par les autorités algériennes et protégeant, tout autant que la constitution du pays, les droits qui sont aujourd’hui attaqués massivement et sans retenue. L’Algérie se met au ban des Nations pour son mépris des droits fondamentaux de l’homme ».

Poursuivant, les signataires appellent « à l’arrêt immédiat de cette inacceptable agression contre l’intégrité physique et morale des Algériens ». « Nous rendons pour responsables les autorités algériennes des conséquences funestes de cette dérive répressive et nous en prenons à témoin les opinions nationale et internationale », lit-on dans le même document.

Appelant à la libération de tous les détenus politiques et à la cessation des poursuites et au rétablissement de tous les droits et libertés garantis par la constitution et par les conventions internationales signées par l’Algérie, ils affirment que le recours obsessionnel à la répression n’a pas stoppé depuis deux ans la marche du peuple algérien vers le changement démocratique pacifique. « Il ne l’arrêtera pas cette fois non plus », assure-t-on.

Massinissa Ikhlef

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