Djamila Bouhired atteinte de Covid-19 : Sa dose de vaccin donnée à Bengrina et des privilégiés du système ?

 

La moudjahida et icône de la bataille d’Algérie, Djamila Bouhired, est atteinte de Covid-19. Elle est hospitalisée, depuis quelques jours, au CHU Mustapha Bacha d’Alger. Selon le journaliste et directeur des éditions Koukou, Arezki Aït Larbi, qui est un des proches amis de la Moudjahida, son état de santé ne prête pas à inquiétude.

« Hospitalisée depuis quelques jours pour Covid-19, Djamila Bouhired va mieux. Elle tient à rassurer tous ceux, et toutes celles qui se sont inquiétés, et leur exprime sa gratitude. L’équipe médicale chargée de son traitement ne ménage aucun effort », a-t-il écrit, aujourd’hui, sur page Facebook.

Le directeur général de cet hôpital, Abdeslam Benana, confirme aussi l’amélioration de l’état de santé de Djamila Bouhired. « La Moudjahida Djamila Bouhired se porte très bien, elle supporte bien la maladie. Elle est hors de danger et en très bon état. C’est le professeur Bouali, chef du service interne de l’hôpital et son équipe qui s’occupe d’elle », explique-t-il, assurant qu’elle est « bien prise en charge ».

Selon le directeur du CHU Mustapha Bacha, « une équipe est partie pour la faire vacciner chez elle, et sur place, ils ont découvert qu’elle était fébrile. Ils lui ont fait un test PCR et ils ont découvert qu’elle était atteinte du Covid-19. Une décision a été prise de l’hospitaliser. Son vaccin n’a jamais été détourné, au contraire », précise-t-il.

Agée de 85 ans et atteinte de diabète et d’hypertension, Djamila Bouhired, comme beaucoup de personnes de son âge qui sont dans son cas, n’a pas été parmi les premiers à être vaccinée. Les Algériens ont vu que des personnes bien portantes, à l’image du chef d’un parti islamiste, Abdelkader Bengrina, ont été parmi les privilégiés. Nous avons même vu des jeunes, certainement des clients du régime, ont pris des doses du vaccin anti-Covid alors qu’ils ne sont nullement prioritaires.

«Ce soulagement ne doit pas nous faire oublier que d’autres personnes à risque, âgées et malades chroniques, attendent toujours le vaccin. Un vaccin donné prioritairement aux privilégiés du système, à ses clientèles et à leurs proches », persiste Arezki Aït Larbi.

Massinissa Ikhlef

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