Il a saisi le conseil d’Etat : le ministère de l’intérieur veut dissoudre l’UCP de Zoubida Assoul

 

Une première depuis près de 30 ans de multipartisme en Algérie. Le ministère de l’intérieur veut dissoudre un parti de la mouvance démocratique. Il s’agit de l’Union pour le changement et le progrès (UCP) de Zoubida Assoul.

Ce parti est sérieusement menacé de dissolution. En effet, le département de Kamel Beldjoud a intenté deux actions à son encontre auprès du conseil d’Etat : la première vise à geler les activités du parti et la seconde pour le dissoudre.

C’est ce qu’a annoncé, aujourd’hui, la présidente de l’UCP, Zoubida Assoul qui dénonce un acharnement du pouvoir « qui vient de franchir un cap dans l’étouffement des voix démocratiques en demandant la dissolution de l’UCP) ».

Pourquoi le ministère de la justice a-t-il décidé de s’en prendre à ce jeune parti, fondé en 2012 ? Cette décision a-t-elle un lien avec le refus de l’UCP, au même titre que tous les partis de la mouvance démocratique, de rejeter les prochaines législatives anticipées ?

Tout porte à privilégier cette dernière hypothèse. Car le ministère de l’intérieur n’a rien fait contre une multitude de formations politiques qui n’ont aucune existence sur le train et qui ne se sont jamais conformés à la loi depuis plusieurs années.

L’action menée contre l’UCP ne peut être interprétée que comme des représailles du pouvoir qui ne veut pas de partis politiques autonomes qui ne soutiennent pas ses démarches et ses feuilles de route.

Massinissa Ikhlef

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