Journée du 3 mai: des journalistes réclament la libération de Rabah Karèche et le respect de la liberté de la presse

Des journalistes exerçant dans divers médias en Algérie et des militants politiques ont organisé, aujourd’hui, un nouveau rassemblement de soutien au correspondant du quotidien Liberté à Tamanrasset, Rabah Karèche, incarcéré depuis une vingtaine de jours.

Répondant à l’appel du comité pour la libération de Rabah Karèche, les présents dénoncent notamment l’attitude des tenants du régime qui « prétendent encourager la liberté de la presse » à chaque célébration de la journée du 3 mai, « tout en continuant de presser les journalistes et les journaux ».

Munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Libérez la presse », « Journalism is not a crime (le journalisme n’est pas un crime) » et « Dans l’Algérie nouvelle, couvrir une manifestation mène en prison », les protestataires exigent également la libération inconditionnelle de Rabah Karèche.

« C’est une honte, on se permet de célébrer la journée mondiale le la liberté de la presse, alors qu’on ne se gène pas de jeter en prison des journalistes. La régression est totale », tonne un journaliste qui rappelle que « depuis 2020, trois confrères ont été emprisonnés pour avoir exercé librement leur travail ».

Les participants ont aussi scandé différents slogans appelant à une “presse libre” et une “justice indépendante”.

Pour rappel, cette action est la deuxième du genre depuis l’incarcération de Rabah Karèche, après le rassemblement du 25 décembre dernier, organisé devant le siège du journal Liberté.

Rabah Karèche, rappelons-le, est poursuivi pour « création d’un compte électronique consacré à la diffusion d’informations susceptibles de provoquer la ségrégation et la haine dans la société », «diffusion volontaire de fausses informations susceptibles d’attenter à l’ordre public » et « l’usage de divers moyens pour porter atteinte à la sureté et l’unité nationale ».

Ces chefs d’accusation, selon les avocats, « sont préfabriqués ». Ils visent seulement à justifier « l’emprisonnement du journaliste ».

Rabah Kareche sera présenté demain mardi devant le juge d’instruction.

Massinissa Ikhlef

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