Kaddour Chouicha, Djamila Loukil et Saïd Boudour : Amnesty International exige l’abandon des accusations

 

L’ONG, Amnesty International réagit aux accusations retenues contre le syndicaliste et militant de la LADDH, Kaddour Chouicha, sa femme, la correspondante du quotidien Liberté, Djamila Loukil et le journaliste Saïd Boudour. Elle réclame tout simplement l’abandon des fausses accusations retenues contre eux ainsi que 13 autres activistes du Hirak à Oran.

Dans un communiqué rendu public, aujourd’hui, Amnesty International rappelle que ces derniers risquent tous la peine de mort ou de longues peines de prison sur la base de fausses accusations de « participation à une organisation terroriste » et « complot contre l’État » en lien avec leur participation à des manifestations pacifiques.

« Le professeur d’université Kaddour Chouicha et les journalistes Djamila Loukil et Saïd Boudour sont membres de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et participent au mouvement Hirak appelant à un changement politique radical en Algérie à travers des manifestations largement pacifiques depuis février 2019 », indique Amnesty dans un communiqué.

Citée dans ce communiqué, Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ne cache pas son inquiétude face à ce tournant dans le traitement par le pouvoir en place du mouvement populaire.

« Nous sommes profondément préoccupés par cette affaire contre de courageux défenseurs des droits humains. Il s’agit d’une nouvelle tendance inquiétante des autorités algériennes utilisant la législation liée au terrorisme pour réprimer les droits à la liberté de réunion et d’expression pacifiques avant les élections prévues en juin. Ces accusations ne sont qu’un écran de fumée pour réduire au silence la voix de ces défenseurs des droits humains et réprimer leur militantisme », précise-t-elle.

Et d’ajouter : « Nous exhortons les autorités algériennes à mettre fin à ces procès contre les défenseurs des droits humains, les militants du Hirak et garantir les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique à la veille des élections législatives de juin».
Les accusations portées par le procureur reposent, rappelle l’ONG, sur des allégations selon lesquelles ils sont liés au mouvement politique islamiste illégal Rachad, que les autorités ont accusé d’avoir infiltré le mouvement Hirak dans le but de le discréditer. « Kaddour Chouicha, Djamila Loukil et Saïd Boudour nient toute affiliation avec Rachad.

Le 18 mai, la chambre d’accusation du tribunal d’Oran décidera s’ils resteront libres en attendant leur procès ou s’ils seront maintenus en détention provisoire, qui peut aller jusqu’à 16 mois », souligne Amnesty International.

Massinissa Ikhlef

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