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Le secrétaire général de l’ONM répond à Bengrina : « Nous ne sommes pas dans la même catégorie »

 

Le secrétaire général par intérim de l’organisation nationale des moudjahidine (ONM), Mohand Ouamar Benelhadj, ne fait aucune concession au chef du parti El Bina, le raciste Abdelkader Bengrina. Ayant été attaqué, il y a quelques jours par ce dernier, le moudjahid de 91 ans lui répond sèchement en lui clouant le bec.

« C’est de l’insolence. Il est mal éduqué », lance Mohand Ouamar Benelhadj dans une vidéo postée, hier sur la chaîne YouTube de l’organisation, en visant le responsable du parti islamiste.

Il lui dit clairement qu’il n’a aucune qualité pour se mesurer à lui. « Lui et moi, c’est le noir et le blanc, il n’y a pas de comparaison possible. J’ai 91 ans, je le dépasse de 40 ou 50 ans (Bengrina a 59 ans, NDLR), mon corps est foutu (sic) pour l’Algérie, lui il se porte bien. J’habite un appartement dans un immeuble, je monte et descend tous les jours les escaliers et je suis tombé plusieurs fois, lui il habite je pense à Club des Pins. S’il y avait une justice, c’est moi qui serais à Club de Pins et lui dans une cabane », déclare le premier responsable de l’ONM.

Et d’ajouter : « Il en est arrivé à donner des leçons et à promettre aux Algériens des places au Paradis. Qu’il aille à Gaza combattre les sionistes, tomber en martyr et garantir 70 places au paradis à des Algériens de son choix comme il le prétend. Il ne doit pas promettre aux gens en restant au bord de la mer à Club des Pins, avec l’argent du peuple, comme l’ont fait avant lui ceux qui ont pris des prêts du FNDA (Fonds national de développement agricole) ».

Poursuivant, il répond point par point aux accusations de Bengrina. Mohand Ouamar Benelhadj s’explique sur son poste d’intérimaire à la tête de l’ONM. Selon lui, après le décès de feu Saïd Abadou, les membres du secrétariat national ont insisté pour qu’il prenne l’intérim, étant le plus âgé, précisant que 13 secrétaires nationaux sur 17 ont voté pour lui.

Quant au congrès de l’ONM, Mohand Ouamar Benelhadj précise qu’il « n’était pas possible de le tenir à cause de la crise sanitaire ». Sur sa lancée, le SG de l’ONM traite Abdelkader Bengrina « de Boudjilima (un troubadour nomade qui fait les tournées dans les villages avec son bendir pour quémander de l’argent) ».

« Il m’a accusé d’être illégitime. En quelle qualité a-t-il le droit de se mêler des affaires de l’ONM, des moudjahidine et d’apporter un tel jugement ? C’est de l’insolence, il est mal éduqué. En réalité, je ne dois pas lui répondre, nous ne sommes pas dans la même catégorie, ce n’est pas le même niveau. Moi j’ai fait mon devoir, lui il n’a pas fait le sien en tant que citoyen », déclare celui qui a subi plusieurs blessures pendant la guerre de Libération nationale, perdant notamment un bras.

Poursuivant, Benelhadj répond au reproche qui lui est fait de ne pas soutenir le gouvernement algérien. « Je ne fais pas partie du diwan Essalihine et Je ne sais pas jouer du bendir (instrument à percussion, NDLR) comme lui. Je ne suis pas Boudjmila (sorte de troubadour) pour jouer du bendir et du tambour. Je ne suis pas comme lui. Si je l’étais, je l’aurais peut-être précédé à Club des Pins. Je regrette que nos responsables puissent donner du fourrage (sic) à ceux qui ne le méritent pas», ajoute-t-il.

Massinissa Ikhlef

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