Les législatives de demain se dérouleront pratiquement sans le peuple et contre la volonté du peuple

Il est certain que la Kabylie ne votera demain. La forte mobilisation citoyenne enregistrée ce vendredi, veille de la mascarade électorale, dans les villes de Tizi-ouzou, Béjaia, Haizer ( Bouira) et At Ouarthilane( Sétif) ne laisse pas l’ombre d’un doute qu’un remake du boycott total enregistré lors des présidentielles de décembre 2019 et du référendum de novembre 2020 est plus que possible.

Le recrutement d’une nouvelle clientèle dans cette région rebelle ne servira absolument à rien. En témoigne aussi l’absence de toute forme de campagne électorale dans la région. Jamais dans l’histoire des élections, le pays n’a enregistré une désaffection aussi totale.

Le boycott massif est aussi attendu dans tout le pays. La morosité de la campagne, l’impuissance du pouvoir à remplir les salles à ses candidats clients et le refus de la diaspora établie à l’étranger de se rendre aux bureaux de vote malgré une campagne médiatique immense sont autant de signes que les législatives de ce mois de juin se feront sans le peuple et contre la volonté du peuple.

L’autre symptôme de l’échec du pouvoir à faire adhérer le peuple Algérien à sa feuille de route est cette panique qui s’est emparée des centres de décision traduite par un recours massif à la répression et aux arrestations arbitraires d’activistes, d’avocats et de journalistes enregistrées ces dernières heures qui précédent les élections ratées

Arezki Lounis

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