procès et auditions judiciaires en cascade : 291 prisonniers d’opinion dans les geôles du régime Algérien

L’appareil judiciaire a travaillé hier jeudi à plein régime pour le traitement de dossiers d’activistes du Hirak sur lesquels pèsent des chefs d’accusations divers tels que l’utilisation des TIC dans la mobilisation au profit d’une organisation terroriste, appartenance à organisation terroriste, perception de financement, incitation à attroupement, complot contre l’autorité de l’État, diffusion de contenus pouvant nuire à l’intérêt du pays et à son unité…

Les auditions des prévenus, dont la famille du policier Toufik Hassani, ont duré toute la journée et se sont prolongées jusqu’au vendredi 02h00 du matin.

Certains accusés comme les universitaires Fatiha Briki, Abdesselam Meheni, Sara Ladoul et Mohamed Yagouni ont été placés sous contrôle judiciaire.

D’autres tels que El Hadi Lassouli, Sofiane Rezak, Mohamed Belkadi et Abderrahmane Boutouchent ont été mis sous mandat de dépôt.

Quant la femme et la fille du policier emprisonné Toufik Hassani, elles ont été relaxées.

Les auditions du tribunal de Sidi M’hamed n’est qu’un échantillon d’une multitude d’audition s et de procès enregistrés dans plusieurs tribunaux du pays dont celui d’Azazga où le membre du conseil communal du RCD de Mekla a écopé d’un an de prison ferme au terme d’un procès en citation directe.

Les prisons Algériennes renferment dans leurs cellules en ce mois de juin 2021 , 291 prisonniers politiques dont 5 femmes. Leur seul et unique délit : avoir exprimé pacifiquement une opinion contraire à celles que développe le régime en place.

Arezki Lounis

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