Avocats d’Alger : « Pas de justice sans les droits de la défense »

Les avocats d’Alger montent au créneau. Ils dénoncent les atteintes aux droits de la défense et réclament une « vraie justice ». En effet, les robes noires ont répondu massivement à l’appel de leur structure, le bâtonnat d’Alger, pour boycotter les tribunaux et la Cour, appuyé par un rassemblement devant le tribunal de Sidi M’hamed.

Ils crient leur colère contre ce qu’ils appellent « les violations à répétition des droits de la défense ». « Arrêtez les slogans », « non aux dépassements et aux humiliations » et « où est l’Etat de droit ?»… les robes noires expriment leur ras-le-bol.

Habillé de leurs toges, les protestataires ont entamé leur action, dès 11h00, pour dénoncer « la justice au ordre ». « La justice des injonctions, ça suffit », ont-ils scandé. « Y en a marre ! Vous pouvez le constater à travers les slogans que nous brandissons aujourd’hui. On a refusé d’écouter les gens sages qui représentent la corporation et maintenant ça déborde mais apparemment c’est ce qu’on cherche.

Nous sommes là pour défendre nos droits d’abord parce que nous sommes les véritables défenseurs des libertés », tonne Me Sassi Adnane, membre du conseil de l’Ordre des avocats.

Pour les contestataires l’incident qui s’est produit, mercredi 30 juin au tribunal de Dar El Beida d’Alger, n’est que « la goutte qui a fait déborder le vase ». « Les droits de la défense sont de plus en plus piétinés et les dépassements deviennent innombrables », dénoncent-ils.

Pendant plusieurs minutes, et entouré d’un important dispositif policier, les robes noires ont fait entendre leur colère contre « les dépassements » qui les visent. « Où sommes-nous de l’Etat de droit ? », « l’avocat ne se fait pas humilier », « stop à la Justice d’instructions », scandent-ils. Présent au milieu de la foule, le bâtonnier d’Alger, Me Abdelmadjid Sellini, a prononcé une allocution à travers laquelle il a appelé à une « véritable Justice en Algérie ».

« Le pays a besoin d’une véritable Justice, pas d’une Justice soumise à des instructions. De quel droit le procureur a ordonné le placement de la voiture de l’avocat en fourrière. Sur la base de quel texte de loi a-t-il ordonné cela? », interroge-t-il.

Massinissa Ikhlef

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