Le PAD : les tenants du pouvoir font payer au peuple son engagement dans la révolution de février 2019

Les Forces du Pacte pour l’Alternative Démocratique accuse les tenants du pouvoir autoritaire de s’obstiner à faire payer au peuple Algérien son engagement massif en faveur du processus révolutionnaire démocratique de février 2019. 

« Livré à une conjoncture sanitaire, économique et sociale d’une gravité sans précédent, le peuple algérien ploie sous le poids de la répression policière et de l’arbitraire judiciaire », note le PAD dans son communiqué rendu public ce jeudi 15 juillet.

« Plus de trois cent détenus politiques et d’opinions croupissent dans des conditions carcérales moyenâgeuses. Aucune catégorie socioprofessionnelle n’échappe à la violente stratégie de liquidation de la révolution populaire pacifique.Professeurs d’université, Avocats, Étudiants, journalistes, Travailleurs, Syndicalistes, Activistes du Hirak et militants politiques peuplent les prisons et audiences d’une justice aux ordres », rappellent les Forces du PAD qui trouvent « scandaleux arbitraire par excellence », le fait d’arrêter Fethi Gherras, premier responsable du MDS. Une arrestation «sous des accusations politiques fallacieuses dans le seul objectif d’interdire toute expression et activité politique qui refuse l’allégeance à l’agenda de restauration autoritaire d’un système condamné par l’Histoire », estiment le PAD dont le MDS fait partie.

Dressant l’état des lieux des droits de l’homme en Algérie, le PAD ne fait pas dans la complaisance. « L’interdiction, depuis avril 2019, des libertés démocratiques (libertés expression, d’association, de presse, d’organisation, de réunion et de grève) arrachées par des décennies de luttes a été aggravée par une série de révisions du Code pénal. La criminalisation du débat public dans les médias et réseaux sociaux et de la liberté de manifester culminent avec l’élargissement de la définition du terrorisme à toute action ou discours prônant le changement politique hors des voies admises par le pouvoir en place».

Pour s’en sortir, le PAD croit que seule la lutte paie. Et pour se faire, « les forces du PAD expriment leur disponibilité à s’associer –par-delà les différences d’opinions- avec tous les acteurs et forces acquises à l’aboutissement pacifique et démocratique du Hirak,contre la répression et pour la libération des détenus politiques et d’opinion et les droits et libertés indispensables à une vraie citoyenneté».

Aux yeux du PAD , la crise de l’eau et la montée fulgurante du chômage et l’élargissement de la pauvreté qui « attestent sans rémission de l’échec d’un système obnubilé par le seul souci de maintenir le régime responsable de toutes les régressions», et « les alertes lancées par les grandes grèves des travailleurs et par le retour sur scène du mouvement des chômeurs » sont  autant de développement qui appellent à un réexamen urgent des politiques publiques sociales contre la précarité et la misère.

La sortie de crise passe, selon le PAD, par l’arrêt immédiat et inconditionnel de la répression ainsi que la libération et la réhabilitation morale, juridique, sociale et matérielle des détenus politiques et d’opinion et le respect des droits de la personne humaine.

La grâce accordée dernièrement par le chef de l’État à une partie des centaines de détenus politiques et d’opinion qui croupissent dans les geôles du régime, est perçu par le plus grand groupement des démocrates Algériens comme un « relâchement d’otages, au compte-goutte, [qui] s’apparente à un marchandage et un chantage inacceptables».

« Le déverrouillage du champ politique et médiatique et la consécration des droits et libertés passent par l’abrogation des lois liberticides sur les partis, les associations, la presse », juge le PAD.

Chabane Bouali 

 

 

 

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