Le Raï et le Raïs

 

 

L’illégitimité de Tebboune fait le consensus dans la société. C’est là une réalité que personne ne peut nier.

Cheb Bello, un chanteur de Raï, vient d’être arrêté pour avoir osé contester la désignation de Tebboune et surtout pour avoir dit à sa manière que la nouvelle Algérie est un leurre « hchahali Tebboune ».

Et pourtant c’est un constat qui est fait pas la majorité des Algériens mais le pouvoir a la trouille devant la vulgarisation du discours politique à travers un genre musical populaire qui touche une importante frange de la société, en l’occurrence les jeunes.

La sortie de Cheb Bello est la preuve tangible que la propagation de l’engagement politique et la prise de conscience sont devenues des acquis irréversibles ancrés dans toute la société algérienne.

Devant l’illégitimité avérée du Raïs, la musique Raï, quant à elle, prend sa légitimité de sa résistance contre l’obscurantisme.

Elle a payé cher son engagement.
Qui n’a pas été affecté par l’assassinat de Cheb Hasni et de Cheb Aziz ?
Qui ne souvient pas de l’interdiction du festival du Raï ?

Ces interrogations sont destinées à ceux qui se moquent aujourd’hui de l’arrestation d’un artiste.

A mon sens, le Raï est un phénomène légitime qui chante les préoccupations des jeunes et le Raïs est une girouette illégitime qui chante les ordres des militaires.

Moussa Nait Amara

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