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Il dévoile l’arrière-pensée de sa décision : l’ambassadeur d’Algérie à Paris dérangé par les dons adressés à la Kabylie.

 

Il a finalement fini par avouer l’objectif de sa décision. L’ambassadeur d’Algérie à Paris (France), Mohamed Antar Daoud, est finalement dérangé par l’ampleur des dons récoltés par des associations de villages et destinés à la Kabylie.

« Cela relève de la responsabilité du ministère de la Santé. Une personne ne peut pas dire j’envoie 20 ou 30 concentrateurs vers une région bien précise », déclare-t-il, en réaction aux critiques suscitées par sa décision de conditionner l’envoi des dons par un passage par la pharmacie centrale (PCH) et le ministère de la santé.

Sans citer la Kabylie, le diplomate laisse clairement comprendre qu’il visait bien la Kabylie, dont la communauté établie notamment en France est la plus organisée. Et cela ne date pas d’hier.

« Personnellement, je représente toute l’Algérie, du nord au sud, et de l’est à l’ouest. Je ne travaille pas pour une région précise. Les dons doivent être envoyés au ministre de la Santé. C’est à lui de diriger les opérations », dit-il, avant d’ajouter : « S’il y a des gens qui ont les moyens d’acheter des concentrateurs, de les transporter eux même, et de les distribuer dans leurs villages ou dans leurs communes, qu’ils le fassent. L’État ne les en empêche pas ».

Au lieu d’encourager les initiatives des algériens vivant à l’étranger qui ont vite réagi au cri de détresse de leurs concitoyens au pays, Mohamed Antar Daoud veut, certainement sur ordre du pouvoir en place, freiner ces actions autonomes qui échappent à son contrôle. Drôle de diplomatie !

Massinissa Ikhlef

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