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Le pouvoir veut récupérer la solidarité citoyenne à son profit : Il impose à la diaspora de mettre ses dons entre ses mains

L’ambassade d’Algérie en France a émis une note à l’adresse de la diaspora Algérienne engagée dans un mouvement de solidarité avec la communauté nationale.

Dorénavant, les associations et les personnes qui veulent envoyer des dons en Algérie doivent avoir une autorisation préalable délivrée par ses services. Les dons doivent être adressés exclusivement au ministère de la santé qui aura la tâche de les distribuer en fonction des besoins réels du pays.

Cette note inattendue risque de gripper la dynamique enclenchée. Une grande partie des opérations engagées dans la diaspora sont faites en coordination avec des comités de village et des cellules de crise installées par des citoyens. Les membres de la diaspora collectent l’argent et les équipement médicaux en fonction des besoins de leurs régions respectives.

Imposer à ces collectifs citoyens le fait de mettre leurs efforts entre les mains du ministère de la santé peut être vu comme une manœuvre sournoise du pouvoir en place visant récupérer à son profit un mouvement solidaire indépendant.

Le pouvoir en place qui a échoué lamentablement dans la gestion de la crise sanitaire et qui a montré toutes ses faillites dans la mise en place d’une politique et d’un système de santé veut mettre la main sur la générosité de la diaspora qui, rappelons-le, est hostile à ce pouvoir et son gouvernement. Elle a exprimé son opposition à ce régime par les dizaines de marches massives à Paris et dans plusieurs villes occidentales, et par son boycott massif et sans précédent de toutes les consultations organisées depuis le départ de Bouteflika.

Le gouvernement aurait dû casser la tire lire et mobiliser des fonds conséquents pour acheter tout le matériel manquant. L’apport de diaspora doit rester d’appoint Ses dons doivent bénéficier d’un couloir vert du lieu d’expédition à leurs points de destination initiale.

Le pouvoir en place qui n’a pas su anticiper les besoins, du fait de sa concentration sur la politique de son propre recyclage, sait pertinemment que la grande majorité des émigrés refuseront que leurs efforts soient récupérés par le pouvoir en place mais il ose quand même l’inadmissible. Veut-il casser la dynamique citoyenne ? tout semble plaider pour cette hypothèse.

Abdelhamid Laibi

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