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Propos de Tebboune sur les détenus : La LADDH dénonce le déni des réalités

 

Le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune a signé, dimanche soir, une nouvelle déclaration que l’on peut qualifier d’étrange. S’exprimant devant des journalistes, il a continué comme à son habitude de nier l’existence de détenus d’opinion en Algérie.

« Il n’y a pas de prisonniers d’opinion en Algérie. L’insulte n’est pas une opinion », affirme-t-il. Cette déclaration a suscité une vive réaction des défenseurs des droits de l’homme. C’est le cas de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) qui dénonce « le déni de la réalité ».

« Les prisonniers qui sont près de 200 non encore jugés en majorité, après plusieurs mois de détention provisoire, n’ont pas été poursuivis pour diffamation et injure, mais plutôt pour des accusations toutes liées à leurs opinions et à l’exercice de leurs droits politiques et civils », indique l’organisation dans un communiqué rendu public, aujourd’hui.

La Ligue, en sa qualité d’organisation de défense des droits humains et concernée par la situation des droits humains au pays, a enregistré, lit-on dans le communiqué, « avec regret et étonnement cette déclaration » du chef de l’Etat.

« Elle exprime sa profonde préoccupation face à ce déni de réalité alors que le pays vit des moments plus difficiles liés à la situation sanitaire grave sur fonds de crise politique non réglée et de marasme social qui frappe des pans entiers de la société.
Une situation qui recommande plus la sérénité, de la clairvoyance, la reconstruction de la confiance perdue et le renforcement de la solidarité et la cohésion nationales », précise-t-on dans le même communiqué.

Ce faisant, la LADDH, réitère sa demande express de libération de l’ensemble des détenus d’opinion et des journalistes emprisonnés ainsi que l’abrogation immédiate de l’article 87 bis du Code pénal et de toutes les dispositions qui menacent les droits et libertés.

Par ailleurs, La LADDH rappelle le devoir de l’Etat de respecter les droits politiques et civils garantis par la loi et les conventions internationales ratifiées par l’Algérie.

Massinissa Ikhlef

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