Université de Béjaïa : le syndicat SESS exige un débat concernant l’occupation du nouveau campus d’ElKseur

Dans une déclaration rendue publique aujourd’hui le conseil syndical SESS de l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa s’est exprimé concernant l’ouverture du nouveau campus d’Elkseur.

Le SESS s’est félicité « de la réception du nouveau campus d’Elkseur, attendu depuis des années, dans l’espoir de donner un nouveau souffle aussi bien à l’université qu’à la région de Béjaïa ».
Mais le syndicat fraîchement créé a exprimé des réserves sur « la démarche suivie pour la mise en service de ce campus ».
Cette attitude de l’administration qui semble, selon la section syndicale, « s’inscrire dans le cadre d’une politique d’occupation des lieux plutôt que de celle d’une exploitation rationnelle ».

Le SESS a rappelé que « après avoir promis lors des deux derniers Conseils d’administration (tenus respectivement le 28 juin 2020 et le 31 mai 2021) d’ouvrir un débat avec la communauté universitaire, préalablement à toute décision concernant l’affectation du campus d’Elkseur, l’administration rectorale a récemment décidé, dans une opacité totale et sans tenir compte des propositions issues des réunions des enseignants, du transfert des étudiants des premières années des trois facultés du campus de Targa Ouzemour à Elkseur. Il est regrettable, en outre, que’une décision aussi importante que celle-ci soit relayée par l’intermédiaire des réseaux sociaux, sans confirmation ou infirmation par l’administration, à l’exception des e-mails de l’administration informant les enseignants de la programmation des cours des premières années au campus d’Elkseur ».

Les adhérents du syndicat SESS dénoncent « cette décision unilatérale » et affirment qu’elle ne traduit pas « le souhait déjà exprimé dans le PV du Conseil d’administration du 30 mai 2019 et repris officiellement, à maintes reprises, par l’administration : celui de porter la capacité d’accueil de l’université à 52428 places pédagogiques ».

Devant un tel état de fait, et afin d’éviter le scénario malheureux de l’occupation du campus d’Amizour, le SESS interpelle « l’administration rectorale afin de revoir sa décision qui met la communauté universitaire devant le «fait accompli » qui n’est pas sans conséquences sur le bon déroulement de la pédagogie et la stabilité de l’université ».
La section syndicale exige « un débat pour décider en concertation avec la communauté universitaire et non pas à son encontre ».

Moussa N.A

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More

%d blogueurs aiment cette page :