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Le PAD accuse le pouvoir de trahir “les idéaux de Novembre” pour faire perpétuer le régime

Les forces de l’alternative démocratiques ont dénoncé, à la veille du 67e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, la politique répressive et liberticide du pouvoir en place. Ce dernier est même accusé par le PAD d’œuvrer à contre sens des idéaux portés par le projet libérateur de Novembre 1954 et les aspirations exprimées par la révolution de février 2019, pour sauver le régime. 

“ A contre courant des idéaux de novembre 1954 et des aspirations de liberté, d’un Etat de droit et de justice sociale, exprimées par le peuple algérien à travers le processus révolutionnaire pacifique et unitaire de février 2019, le pouvoir s’acharne à imposer sa feuille de route pour sauver le régime par, notamment, les passages en force électoraux, par la répression de toute opposition politique et par le musellement des libertés démocratiques et syndicales”, lit-on dans le communiqué.

 

Le PAD juge que “ l’heure est grave pour nos libertés et nos droits”.  « Aujourd’hui, près de 300 détenus politiques et d’opinion, hommes et femmes, dont des responsables et des militants de partis politiques et d’associations, des universitaires, des journalistes et des avocats, de nombreux jeunes activistes du Hirak et des réseaux sociaux, sont emprisonnés et des milliers d’autres sont poursuivis arbitrairement”, relève les rédacteurs du communiqué.

Le constat amer du PAD ne s’arrête pas là.  « Aujourd’hui, la détention préventive s’apparente à l’internement administratif », dit-il avant de marteler ces vérités glaçantes : « Aujourd’hui, des partis politiques et des associations sont dissouts ou menacés de subir le même sort. Aujourd’hui, des syndicalistes sont licenciés, réprimés et poursuivis pénalement pour leurs activités syndicales.

Aujourd’hui, de nouvelles dispositions juridiques, à l’instar de l’article 87 bis du code pénal, criminalisent l’action politique et la liberté d’opinion sous prétexte de terrorisme.

Aujourd’hui, les médias sont quasi interdits à toute expression critique du régime et monopolisés par le pouvoir de fait et ses relais propagandistes.

Aujourd’hui, il est systématiquement interdit de manifester ou d’organiser des activités politiques publiques de l’opposition et de toute contestation sociale.

Aujourd’hui, nous nous trouvons dans une Algérie absolument nouvelle par l’ampleur d’une répression institutionnalisée et de la confiscation des libertés démocratiques, sur fond d’un effondrement social ».

Devant cette situation dégradée des droits de l’homme, le PAD estime que  « L’urgence est à la mobilisation des algériennes et des algériens !  ».

« Aujourd’hui, et à la veille de la célébration du 67 éme anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale le 1er novembre 1954, les partis politiques, les organisations et les personnalités qui constituent le Pacte de l’Alternative Démocratique – PAD – sont déterminés à résister à cette dérive totalitaire », précise le communiqué.

«

Les forces du PAD, qui œuvrent à l’avènement d’un Etat de droit, démocratique et social, s’engagent à se mobiliser avec toutes les autres forces politiques, syndicales, associatives et des mouvements sociaux d’une part, et avec toutes les personnalités intellectuelles, universitaires, ainsi que les avocats, les journalistes, les artistes, etc., d’autre part, afin de construire ensemble, de façon solidaire et unitaire, un large front de lutte pour exiger :

– la libération de tous les détenuEs politiques et d’opinion !

– la cessation de la répression sous toutes ses formes !

– le respect et la consécration de toutes les libertés démocratiques et syndicales !  ».

Arezki Lounis

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