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Les avions militaires français interdits de survoler l’espace aérien Algérien

Les relations entre le régime Algérien et la France se corsent au lendemain des déclarations incendiaires du président français, Emmanuel Macron, à l’égard des dirigeants Algériens qualifiés de rentier de la mémoire. Au lendemain du rappel de l’ambassadeur d’Algérie, le pouvoir Algérien interdit aux avions militaires français le survol du territoire national.

L’information donnée en premier temps par le Figaro a été confirmée par l’armée Française à l’AFP. Selon le quotidien français, la décision de l’interdiction de survol a été découverte par surprise ce dimanche matin. c’est au moment de déposer les plans de vol que les militaires se sont rendus compte que les autorisations de survol n’avaient pas été accordées par Alger, détaille le Figaro.

« Ce matin, en déposant les plans de vol de deux avions, nous avons appris que les Algériens fermaient le survol de son territoire aux avions militaires français », a déclaré à l’AFP le colonel Pascal Ianni. Selon lui, toutefois, « cela n’affecte ni les opérations ni les missions de renseignement » menées par la France au Sahel.

Les relations entre le régime Algérien et la France se sont assombries sans préavis. Des analystes ont divergé sur les raisons exactes du revirement de Macron , dans ces relations qu’il présentaient comme très amicales avec Tebboune au début de mandat de ce dernier.

Certains expliquent les flèches de l’Élysée par la contrariété de la France face au rôle Russe de plus en plus apparent dans le Sahel, considéré par l’ancienne force coloniale comme sa poche arrière en Afrique. La France voit d’un mauvais œil la coopération de l’Algérie avec les russes.

D’autres diagnostiquent cet accès de fièvre Macronien comme un symptôme apparent de la volonté de prendre des distances avec le pouvoir d’Alger, jugé infréquentable en temps de pré-présidentielles. La main tendue de Macron à Tebboune pourrait coûter les voix de la diaspora Algérienne, et plus spécialement la communauté bi-nationale, du fait que la légitimité du chef de l’État en exercice à Alger est massivement rejetée par la diaspora.

Le coup de menton surprenant de Macron à l’égard du régime Algérien est aussi perçu comme un clin d’œil au réservoir électoral de la droite et de l’extrême droite française. Le fait de s’empresser à expliquer l’ire du gouvernement par le refus des pouvoirs Nord-Africains de récupérer leurs citoyens en situation irrégulière, explique amplement l’investissement politique dans le dossier de l’émigration.

Arezki Lounis

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