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Politiques du gouvernement et orientations du pouvoir : Le réquisitoire sans concessions du RCD

 

Le Secrétariat national du RCD a livré ce samedi un réquisitoire sans concession à l’égard du pouvoir en place qui poursuit une politique liberticide, produit le populisme et s’engage dans des options antisociales.

Le parti progressiste “ constate avec une grande inquiétude la poursuite de la dégradation effrénée du pouvoir d’achat et des conditions de vie de l’ensemble des salariés et la descente aux enfers des catégories sociales les plus fragiles”.

Tout en relevant qu’ aucun “produit ou service n’échappe à une hausse de prix », le parti de Mohcine Belabbas accuse le gouvernement de piloter “ une politique antisociale dont l’objectif est d’en finir de la manière la plus brutale avec la subvention des produits de base” . “ Le discours populiste contre la spéculation n’est destiné qu’à cacher une orientation inscrite dans le programme de l’Exécutif. Il consiste en la dévaluation rampante et continue du dinar et l’étranglement de l’approvisionnement en intrants de production pour juguler le déficit de la balance commerciale qui creuse dans le peu de réserves épargnée par la boulimie des clientèles”, note le secrétariat national qui conclut, sur ce chapitre, que “ cette politique organise précisément les hausses des prix et, de fait, la spéculation aussi (dépréciation de la monnaie et rareté des produits)”.

Le RCD alerte que “ la brutalité de ces mesures soutenue par un dispositif implacable de répression policière et judiciaire étouffe toute vie publique, politique, syndicale ou associative et provoque une amplification dangereuse du chômage, une recrudescence alarmante de la Harga et une insécurité grandissante dans le pays”.

“ Paradoxalement, le Haut Conseil de Sécurité qui multiplie les conclaves ne se penche pas sur ces questions qui constituent les dangers majeures qui menacent la cohésion sociale et approfondissent le divorce des citoyens avec des institutions gangrénées par un populisme « à deux sous » qui ne parle même plus à des clientèles tellement ébranlées par tant d’amateurisme”, se désole presque le secrétariat national du RCD.

Le plus alarmant, aux yeux du RCD, est que “devant cette détresse et les interrogations légitimes des citoyens, le pouvoir braque ses médias sur des supposés ennemis à abattre et multiplie la recherche de boucs émissaires pour justifier son entêtement à poursuivre une politique fondée sur la spoliation de la souveraineté du peuple et la mainmise sur les richesses du pays” .

Dans son analyse de la position de l’Algérie dans les chamboulements stratégiques qui s’opèrent dans le monde, le RCD juge que “ le pays est déjà handicapé par plus d’une décennie d’effacement sur la scène internationale, le déclin de son rang dans les hydrocarbures et un retard abyssal dans la révolution numérique. S’ajoute à cela une crise de pouvoir caractérisée par des luttes interminables de clientèles (clans) dévoilée au grand jour par l’irruption des populations sur la scène politique nationale depuis février 2019 et amplifiée par une illégitimité manifeste de toutes les institutions !”.

“ Au lieu de cultiver cette formidable énergie du mouvement révolutionnaire pacifique de février 2019 au profit du pays, aider à son développement et concrétiser les aspirations des populations à l’universalité, le noyau du système politique qui a ruiné le pays a fait le choix inique de se recomposer en vase clos”, se désole le parti progressiste.

“Les conséquences sont implacables : un régime liberticide et répressif au plan interne et un pouvoir non légitime, faible et non crédible aux yeux des partenaires du pays”.

Abordant le dossier des élections locales du 27 novembre prochain, le RCD estime que “ le rejet salutaire du pseudo processus électoral initié le 12/12/2019 par l’écrasante majorité des Algériens mine l’ensemble de la démarche de reprise en main autoritaire du pays par le système” . “Ce qui fait office, aujourd’hui, d’élections locales est vite réduit à une démarche de recrutement de personnels piloté par l’Agence de Charfi”, fait-il constater.

Nadia Mehir

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