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Lourdes peines pour ceux qui fermeront les portes des institutions

Le pouvoir continue d’enrichir le code pénal dans le sens de mater toute action citoyenne qui viendrait dénoncer sa faillite et la non viabilité de son système moribond. Le ministère de la justice vient de proposer trois amendements de l’article 87 bis du code pénal, prévoyant des peines très lourdes contre toute fermeture d’institution publique ou empêchement d’accès au fonctionnaires et autres personnes à ces mêmes institutions.

Le premier amendement prévoit une peine de 3 à 7 ans de prison ferme et une amende de 300 000 à 700 000 da à toute personne qui ferme les portes d’ une institution publique sous quelque motif qu’il soit.

Le deuxième amendement dicte une peine de 5 à 10 ans de prison ferme et une amende de 500 000 à 1000 000 da si le fait mentionné dans le premier amendement entraîne un empêchement d’accès aux fonctionnaires ou une perturbation de leur travail.

Le troisième amendement, quant à lui, prévoit une peine de 10 à 20 ans de prison ferme et 1 000 000 à 2 000 000 da d’amende si le fait sus mentionné est acté par deux personnes et plus, en utilisant la force ou en menaçant de la faire.

Biensûr, ces amendements sont proposés pour empêcher toute contestation citoyenne, en prenant le soin de garder toutes les espaces de contestation pacifique fermées et les canaux d’expression clos.
L’APN traitera de ses amendements le 25 novembre courant.

Arezki Lounis

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