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Le RCD alerte sur une situation inquiétante du pays

Très pointu sur la question des droits de l’homme, le RCD n’a pas manqué l’occasion de la réunion ordinaire de son exécutif national, tenue hier jeudi, pour alerter l’opinion publique , encore une fois, sur  « la dégradation inquiétante de la situation où plus de 300 citoyens algériens sont arbitrairement mis en prison pour avoir revendiqué un changement pacifique dans le pays ». 

« Les abus sont au quotidien et les atteintes massives aux droits fondamentaux et aux libertés individuelles et collectives valent d’inscrire désormais l’Algérie dans un Guinness des violations flagrantes des conventions internationales des droits et, de surcroit, de la loi fondamentale du pays », estime le parti progressiste qui n’hésite pas à souligner le contraste du constat avec les assurances et les dénégations de l’instance Lazhari, président de l’observatoire national des Droits de l’homme.

L’inquiétude ne vient pas uniquement de la dégradation des droits de l’homme, fait savoir le RCD.  « Au plan socio-économique,  l’inquiétude  s’installe durablement. La jeunesse est foncièrement livrée au chômage massif et à la Harga. La dégradation du pouvoir d’achat des ménages menace fortement la cohésion sociale et installe l’angoisse dans l’écrasante majorité des foyers algériens », relève le parti de Mohcine Belabbas.

Le RCD accuse le pouvoir de naviguer à vue. Plus tranchant encore, il met à nue un régime qui  « feigne de miroiter une mythique relance industrielle à travers l’organisation d’une conférence nationale alors qu’aucun cap n’est perceptible sous des indicateurs macro-économiques des plus défavorables » .

« Déficit budgétaire abyssal, balance des paiements chancelante, tarissement des sources de financements  et des perspectives économiques incertaines et difficiles qui, de l’avis même du FMI dans ses conclusions des consultations de 2021 avec l’Algérie, ne peuvent qu’augurer de lendemains difficiles pour l’écrasante majorité des Algériens », relève l’exécutif du RCD .

La loi de finances 2022 porte, du point de vue du RCD, les effets dommageables qui assécheront davantage le peu d’économies des familles. Elle est qualifiée de  « loi antisociale imposée, dans une phase contre révolutionnaire, pour le maintien d’un système rejeté par des millions d’Algériennes et d’Algériens ».

Le secrétariat national du RCD estime que la politique adoptée par le pouvoir en place met aujourd’hui le régime face à lui-même. « Le discrédit et l’illégitimité des institutions qu’il  a bâties contre la volonté de l’immense majorité des populations ne sont qu’un boulet de plus dans toute tentative de résoudre la crise multidimensionnelle qui frappe le pays », note le parti d’opposition.

Chabane Bouali

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