De scandale en scandale, que se passe t-il à l’université de Bejaia ?

Les enseignants de l’université de Bejaia qui sont à l’avant garde de la révolution du sourire sont, décidément, contraints de mener un double combat. Il semblerait qu’une contre-révolution qui ne dit pas son nom est engagée par l’administration rectorale. Selon la section locale du CNES, il se passe des choses gravissimes à la faculté des sciences exactes.

Dans un appel à un rassemblement devant la faculté des sciences exactes, ce dimanche 20 octobre à 10h, le CNES a révélé « un acte inqualifiable qui a eu lieu au sein du campus Targa Ouzemmour. Le doyen de la faculté des sciences exactes a osé faire faire l’examen du module électricité en usant de la force des agents de sécurité » . Et, tenez-vous bien, toute cette opération s’est déroulée en une journée de week-end, le samedi en l’occurrence.

Le syndicat des enseignants a dénoncé plus loin ce qu’il a qualifié d’acte anti éthique . « Aujourd’hui, l’administration rectorale a fait fi de l’éthique et a accompli un acte ignoble, c’est pourquoi nous appelons tous les enseignants de la faculté des sciences exactes à faire de la journée du 20 octobre une journée de protestation », lit-on dans le document du CNES.

De son côté, la faculté de droit a eu droit aussi à son lot de dépassements, toujours selon l’appréciation des enseignants qui semblent révoltés par une situation des plus lamentables.

Dans un appel à un sit-in ce dimanche à 11h30, le collectif des enseignants de la faculté de droit dénoncent « les atteintes flagrantes à la dignité des enseignants et l’abus d’autorité continuel pratiqué par le doyen, sous les yeux du premier responsable de l’Université, et ce depuis son installation en 2013 ».

Ils sont nombreux les enseignants et les observateurs à s’interroger sur les tenants et les aboutissants de cette gabegie qui règne dans cette enceinte universitaire. « Cette situation est-elle liée à l’engagement sans faille des enseignants dans la révolution du 22 février ? « , nous disait un enseignant. « Qu’attend la tutelle pour mettre un terme à cette gestion catastrophique qui n’a que trop duré ? », se demande un autre enseignant en colère.

Tant de questions qui expliquent un marasme certain dans une université qui mérite mieux.

Moussa N. A