Le SATEF dénonce une « crispation qui a atteint son paroxysme au sein de la classe ouvrière ».

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a estimé, dans un communiqué, que la succession de crises en un laps de temps réduit a aggravé la situation sociale déjà très détériorée.

En plus des restrictions des libertés et syncales, le Satef série une pile de d’événements impactants « A commencer par la pénurie de l’oxygène dans les hôpitaux (durant la 3e vague de la Covid, l’été dernier), en passant par les incendies et la pénurie de livres scolaires, jusqu’à la dégradation sans précédent du pouvoir d’achat et l’élargissement du cercle de pauvreté du fait de la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité ».

Pour le SATEF, ces situations ont engendré une « crispation qui a atteint son paroxysme au sein de la classe ouvrière ».

Le syndicat de l'éducation qualifie la rentrée scolaire 2021-2022 de « ratée » et « la plus mauvaise depuis des années ».

Il appelle la tutelle à abandonner le système d’enseignement par groupes devenu obsolète « dès lors que le nombre d’élèves par groupe dépasse 30 élèves et dans certaines wilayas il avoisine 40 élèves » car, pour lui, ce système « n’est qu’un prétexte de la part du ministère de l’Éducation pour maquiller son incapacité à endiguer le phénomène de la surcharge des classes ».

Pour mettre un terme à l'érosion du pouvoir d'achat, le SATEF exige du gouvernement une « intervention immédiate » de la part du gouvernement en adoptant une rigoureuse politique de régulation et de contrôle des marchés. Il accueille avec « soulagement » les annonces du Conseil des ministres de dimanche dernier relatives à la réduction de l’IRG et à l’augmentation du point indiciaire dans la Fonction publique, pourvu qu'elles ne soient pas destinées seulement « à la consommation médiatique».

Arezki Lounis