IMPLIQUE DANS DES DOSSIERS DOUTEUX LE CONSORTIUM TURC GURBAG SUR LE DEPART ?

Le géant des travaux publics turc Gurbag groupe s’apprête à plier bagage dans des conditions qui s’apparentent à plus à une fuite qu’à un repli stratégique qui serait dicté par des revers de marché mal anticipés.
Ameslay apprend que le consortium, solidement installé sur les créneaux du bâtiment et des travaux publics, dont la réalisation de barrage, risque de partir dans la précipitation laissant des chantiers inachevés, mal réalisés ou abandonnant des projets pour lesquels il avait été retenu.
La cause invoquée ? Retard de paiements de la part de l’Etat algérien. Motifs avancé par l’administration pour refuser d’honorer les factures turques ? Malfaçons, surfacturations, retards…
Le groupe turc a souvent enlevé des marchés dans des conditions opaques ayant barré la route aux concurrents européens qui quittent l’Algérie les uns après les autres.
Selon des sources crédibles, pour le seul secteur du logement Gurbag groupe aurait déboursé plus de 15 millions de dollars de commissions. L’information n’est pas un secret dans les milieux de la construction immobilière mais aucune enquête n’a été diligentée et le parquet, souvent très réactif pour s’autosaisir dans les affaires politiques, n’a jusqu’à présent pris aucune initiative.
Même les Chinois qui ont longtemps disputé la palme de la corruption aux Turcs, notamment dans le marché du bâtiment, au point d’avoir suscité l’ire de l’Union européenne, semblent avoir fait des efforts dont se sont exonérés les sociétés ottomanes.
Jouant adroitement sur la proximité religieuse, la Turquie d’Erdogan a pu nouer de solides relations avec des sphères importantes du pouvoir via le forum des chefs d’entreprises ( FCE) et de certains cercles de l’opposition qui partagent le concept « tijara hlal » pour pénétrer le marché national. Aux premiers les Turcs proposent des avantages matériels conséquents pendant que les seconds sont assistés par diverses opérations comme la construction de mosquées, le financement d’activités et autres missions à l’étranger ou la prise en charge de permanents.
Certaines sources n’hésitent pas à lier cette fuite à l’affaire de la cocaïne qui a vu la chute ou l’audition de proches du cercle présidentiel appartenant aux services de sécurité ou au monde de l’entreprise

Akli Rahmoune.

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