Le sucre de Hocine Nacib s’est dilué dans les quartiers d’Alger

 

 

Il est de ces mensonges qui sont comme du sucre. De couleur blanche, d’apparence consistants mais qui se dissolvent au moindre contact de l’eau.  Ainsi, il est de la grosse bourde du ministre des Ressources en eaux.

Hocine Necib, en réagissant aux inondations spectaculaires qui avaient frappé plusieurs villes de l’Est Algérien, a déclaré solennellement le 22 septembre qu’Alger est totalement sécurisée contre ce fléau et que toutes les dispositions de préventions y sont prises. Un quart d’heure de précipitations somme toute moyennes en cette période de l’année, et le mensonge ministériel est totalement dilué dans les flots d’eaux qui ont inondé les rues, les magasins, l’hôpital Parnet et les stations de métro.

Finalement, les dispositions préventives dont parlaient le ministre n’étaient qu’un coup de bluff. Un de plus. Pour preuve, les quelques gouttes tombées ont trouvé les avaloirs obstrués et les réseaux d’eux usées mal entretenus par-ci, mal réparés par-là et mal réalisés par ailleurs.

Alger pouvait bien s’épargner cette catastrophe. Elle a été alertée par les villes de l’Est. Ses responsables avaient le temps de vérifier les avaloirs, de les nettoyer. Ils n’en firent rien.

Les inondations qui ont frappé Constantine, Tebessa, Annaba, Msila, Oran et Alger ont démontré la faillite totale du système, son incapacité de gérer les espaces urbains, de prévenir les catastrophes et de faire le moindre ordre dans notre espace national

Moussa T

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