Prix Nobel de la paix : Petits portraits des lauréats

Le prix Nobel de la paix 2018 est revenu cette année au gynécologue congolais Denis Mukwege et à la yézidie Nadia Murad, ex- captive du groupe État islamique, “pour leurs efforts pour mettre fin à l’emploi des violences sexuelles en tant qu’arme de guerre”.

Ameslay dresse ici un petit portrait des deux récipiendaires du prestigieux prix Nobel.

 

Denis Mukwege

Le docteur Mukwege (63 ans) est récompensé pour son travail en faveur des femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo (RDC)

En 2013,  il avait reçu le prix Right Livelihood, aussi appelé “prix Nobel alternatif”pour avoir soigné des dizaines de milliers de femmes et enfants qui ont été violés et mutilés dans les combats dans la région de Bukavu, dans l’est de la RDC.

Il est connu du Docteur Mukwedge qu’il prend en charge les femmes victimes d’abus sexuels et en souffrance de façon holistique. Autrement dit, ils ne s’occupe pas uniquement de soigner leurs blessures corporelles mais ils s’attaque aussi aux sequelles psychologiques des patientes.“Dans les cours qu’il donne à Panzi ( son hôpital ), [Le docteur Mukwege] apprend aux femmes à se servir d’un miroir pour mieux connaître leur appareil génital, lui qui souligne sans cesse le fait qu’auprès des femmes il apprend sans cesse le courage, la résilience, même après les pires souffrances, les plus atroces humiliations.”, rapportait le Quotidien Belge  Le Soir dans un article paru en 2017.

Nadia Murad

Nadia Murad ( 25 ans ) a été kidnappée, avec ses deux soeurs, en 2014 par Daech dans son village de Kocho, situé dans le Nord-Est de l’Irak. Après avoir été violentée et violée, elle a été vendue au marché des esclaves ouvert par l’Organisation Etat Islamique à Moussol. La jeune femme n’avait alors que 21 ans. Profitant de l’inadvertance de son  » maitre « , elle s’enfuit  de son lieu de captivité. Grâce au soutien d’un homme , Nasser, qui risqua tout , elle passa tous les barrages filtrant jusqu’à atteindre le Kurdistan. Nasser, son passeur, la faisait passer pour sa femme.

Depuis sa libération, elle se bat pour que les persécutions à l’encontre des yézidis soient reconnues comme génocide. En décembre 2015 elle lance un appel pressant et émouvant à la tribune du Conseil de sécurité des Nations unies pour que la cause Yezidie soit prise en charge. Elle est depuis 2016 ambassadrice de l’ONU pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humain

Moussa T

 

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